Avec près de 400 tonnes de produits frais arrivant chaque semaine, l’aéroport de Vatry se positionne comme l’un des spécialistes du grand quart nord-est européen avec des ramifications qui vont même jusqu’en Espagne et Italie !

Deux DC10 sont sur le parking depuis peu de temps et c’est déjà une véritable logistique contre le temps qui s’est mise en place. Tout est prêt pour permettre un transit de la marchandise depuis l’avion jusqu’aux chambres froides de l’aérogare dans des délais très courts. Le service handling de l’aéroport s’affère et stocke la marchandise effectivement rapidement. Le premier DC10 est arrivé avec, à son bord, plusieurs dizaines de tonnes de poisson en provenance d’Afrique, quant à l’autre appareil, il transportait des fleurs coupées destinées essentiellement au marché hollandais.
Embauchée chez le transitaire SOTRACOM depuis un an maintenant, Elodie Baudot fait le point sur ces deux arrivages quasi simultanés et donne les dernières instructions afin de répartir, au sein des chambres froides, les marchandises en fonction de leurs destinations finales. Mais ce n’est pas tout, afin de permettre aux marchandises de franchir la porte d’entrée de la Communauté Européenne, des examens sur




plusieurs lots prélevés au hasard vont avoir lieu dans les deux labos phytosanitaires – pour les fleurs – et vétérinaires – pour le poisson. Elodie commente : "pour chaque arrivage, nous consacrons entre 2 et 3 heures pour préparer les documents à répartir entre les 3 services phytosanitaire, vétérinaire et douanier. Les documents sont évidemment prêts lors de l’arrivée de l’appareil mais chaque arrivage est unique et il se peut que nous soyons avertis, à la dernière minute, d’un changement d’horaire ou d’un arrivage un peu différent de celui annoncé au préalable. A ce moment-là, il faut savoir réagir dans des délais très courts afin d’éviter toute rupture dans la chaîne du froid, ce qui entraînerait des conséquences dramatiques, surtout lorsqu’il s’agit de produits alimentaires." On comprend qu’il soit important que tous les acteurs de la chaîne puisse communiquer rapidement sans rien omettre afin que le "joueur" suivant puisse opérer dans des conditions favorables. Elodie insiste surtout sur la communication qui ne doit jamais être interrompue entre services aéroportuaires, services de l’Etat et elle-même. Dès l’ouverture d’un bureau sur Vatry, SOTRACOM a commencé par gérer trois arrivées hebdomadaires de poisson pour le compte d’un importateur italien. Le développement ne s’est pas fait attendre puisqu’un importateur néerlandais s’est rapidement mis sur les rangs à son tour avec un arrivage ponctuel qui s’est vite transformé en régulier, chaque vendredi. Hormis le poisson, d’autres produits frais transitent par Vatry et ce, en fonction des saisons. Ainsi, les fruits et les légumes cultivés dans les plaines agricoles d’Afrique orientale viennent compléter les tonnes de poissons, alimentant le grand quart nord-est européen et même parfois l’Italie et l’Espagne à en croire les étiquettes sur les caisses.



Autre produit non moins fragile et nécessitant une action rapide : les fleurs...
... elles aussi provenant essentiellement des vallées fertiles du Kenya, premier pays producteur de fleurs coupées au monde. "Depuis le 15 novembre 2005, les arrivages de fleurs sur Vatry sont en progression – constate Elodie Baudot – avec tout d’abord un seul importateur néerlandais puis avec d’autres basés notamment en Grande-Bretagne." Ainsi, concernant l’acheminement de fleurs coupées à travers l’Europe, Vatry commence à se positionner comme alternative des aéroports néerlandais, grâce à son terminal cargo en grande partie dédié aux produits frais et à un service handling des plus compétents et des plus économiques. Néanmoins, l’aéroport n’est qu’au début de cette aventure "florale" et pour faire face à un développement plus conséquent dans les prochains mois, des améliorations sont en passe d’être réalisées afin de mieux répondre aux exigences inhérentes à la manutention et au transit de produits frais et de fleurs surtout. De son côté, SOTRACOM a étoffé le bureau de Vatry en accueillant une deuxième personne depuis la mi-novembre 2005, persuadé de l’avenir "florissant» de la plate-forme.